Fonds franco-germano-suisse pour la musique contemporaine

Emmanuel Hondré: nouveau membre du Comité artistique

Nous avons le plaisir de vous informer que Emmanuel Hondré, Directeur de production de la Cité de la musique-Salle Pleyel et de la Philharmonie de Paris, est dès maintenant membre du Comité artistique d’Impuls neue Musik et remplacera Cristina Rocca. Nous nous réjouissons de cette nouvelle collaboration.


Musicologue et flûtiste, Emmanuel Hondré est en charge de la direction de l’ensemble et de la programmation musicale (département concerts et spectacles) à la Philharmonie. Outre ses activités de gestion de concerts, il enseigne également à l’Université de Versailles.

Impuls dans les médias

À l’occasion de la reprise de la série de dialogues « Avons-nous la même oreille », Berlin Poche consacre son dernier article à Impuls neue Musik. L’interview de Sophie Aumüller, est disponible en ligne :

http://berlinpoche.de/magazine/magazine/impuls-la-musique-contemporaine-sans-frontieres/
L’édition actuelle du magazine Rondo dédiera également un article (rédigé par Margarete Zander) à la série de dialogues qui se déroulent à l’Institut français de Berlin.

Nous vous souhaitons une agréable lecture !

APPEL À PROJETS 2015

Cette année, la date limite pour les dépôts de candidatures concernant les demandes de soutiens d’Impuls neue Musik est fixée au 28 août 2015. Les projets musicaux sont admissibles s’ils appartiennent au domaine de la musique contemporaine et doivent correspondre à des critères qui impliquent soit un échange de musiciens / compositeurs / programmes / d’esthétiques, plaçant l’Allemagne et la France au centre des préoccupations du projet. Les modalités de soutien ainsi que le formulaire de candidature sont disponibles ici en ligne. Dans le cas où votre projet répond aux critères d’Impuls, envoyez-nous votre dossier au plus tard le 28 août 2015 par voie postale, le cachet de la poste faisant foi à:

Impuls neue Musik

Sophie Aumüller

Kurfürstendamm 211

D-10719 Berlin

 

Le formulaire de candidature doit également être envoyé par mail à berlin2@french-music.org

6ème salon de la série de dialogues franco-allemands « Avons-nous la même oreille ? À la découverte de la musique en France et en Allemagne »

Nous avons le plaisir de vous convier le 19 mai à 19 heures, à la sixième rencontre de dialogues musicaux : « Avons-nous la même oreille ?  À la découverte de la musique en France et en Allemagne »  qui aura pour thème : « Création et disparition des œuvres ? La programmation des festivals et leur influence. » 
Lors de cette sixième rencontre, Heiner Goebbels (compositeur et ancien directeur du festival Ruhtriennale) et Eric Denut (musicologue), s’intéresseront aux festivals de musique contemporaine, au rôle qu’ils jouent au niveau international, à leur financement et aux publics auxquels ils s’adressent. Si certains de ces festivals touchent un vaste public, d’autres ne s´adressent qu’aux professionnels du milieu ou à un public très restreint et averti. La musique contemporaine est très représentée lors de ces festivals. En effet, les créations mondiales s’enchaînent mais le fait est que la plupart d’entre eux tombent aussitôt dans l’oubli.

Un grand nombre d’interrogations voient ainsi le jour : que deviennent les œuvres une fois les festivals terminés ? Rentrent-elles dans la programmation des ensembles et orchestres ?

En Allemagne, la plupart des festivals importants sont financés et retransmis par les radios mais le caractère visuel de plus en plus élaboré de certaines œuvres rend les retransmissions radiophoniques d’autant plus difficiles. Une question se pose dès lors : les œuvres ne devraient-elles pas être « adaptées » aux médias ? Enfin, les festivals doivent-ils absolument être présents dans les médias ?

Concept: Uli & Sophie Aumüller

Entrée: 6 € /avec réduction 4 €

Caisse et bar: à partir de 18h30

Institut français de Berlin
Informations et réservations:
Tel. 030 – 885 902 45
reservations@impulsneuemusik.com

Une série d’Impuls neue Musik en collaboration avec l’Institut Français et l’ensemble KNM de Berlin. Avec nos remerciements à nos partenaires medias Kulturradio RBB et taz.

Partenaires : Kulturradio RBB, taz, berlinPoche, visitBerlin. Avec le soutien de Sofitel.

 

Photo: 19.5. KNM©Kai Bienert

Wittener Tage für neue Kammermusik

La radio culturelle WDR 3 et la ville de Witten ont le plaisir de vous annoncer la 47ème édition du festival « Wittener Tage für neue Kammermusik » qui aura lieu du 24 au 26 avril. Lors de ce festival, le public aura le plaisir de découvrir plus de vingt creations mondiales issues de seize compositeurs internationaux, dont trois français.

La création mondiale de Traces XI, écrite par Martin Matalon, pour musique électronique et trombone, interprétée par Uwe Dirksen, sera présentée le 24 avril dans la Festsaal de Witten.

L’oeuvre tant attendue : In vivo, pour violon solo de Pascal Dusapin sera jouée par la célèbre violoniste Carolin Widmann le 24 avril à la Johanneskirche.

Enfin, la pièce Steinar de Ondrej Adamek pour six voix jouant des instruments, sera jouée le 25 avril à la Blote Vogel Schule.

 

 

Pascal Dusapin © Patricia Dietzi, ed. Durand

Voix, quatuor et création

Suite au concert du jeune ensemble francais Quatuor Voce du 23 mars, deux autres concerts soutenus par Impuls vous seront présentés les 12 et 13 avril au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris. Ces deux concerts contiendront l’intégrale des Quatuors à cordes du compositeur et clarinettiste allemand Jörg Widmann, ainsi que des oeuvres des compositeurs qui ont fortement influencé sa création musicale : Robert Schumann et Wolfgang Rihm.

Ces manifestations franco-allemandes font partie d’une série de quatre concerts organisés par l’association ProQuartet. Ils s’inscrivent dans la thématique dédiée à la voix et au quatuor. Trois quatuors et cinq solistes français et allemands sont réunis dans ce cycle : le Quatuor Minguet (ALL), le Quatuor Danel (FR) et le Quatuor Voce (FR).

Le 12 avril, Dana Ciocarlie interprétera le Quintette avec piano opus 44 de Robert Schumann avec le Minguet Quartett. Les quatre quatuors de Widmann alterneront avec des pièces choisies parmi son recueil « Humoreskes », pièces pour piano solo qui comportent des références explicites à l’oeuvre de Schumann.

Le 13 avril, le Quatuor Danel présentera la création francaise du sextuor pour clarinette, cor et cordes de Wolfgang Rihm. Ce programme sera cloturé par le cinquième quatuor – avec voix – de Widmann : « Versuch über die Fuge », initialement dédié à la soprano allemande Juliane Banse. Il sera interprété par Nora Lentner, jeune soprano allemande qui avait participé à la master classe donnée par Juliane Banse dans le cadre de la formation Proquartet.

Le dernier concert qui complètera ce cycle se déroulera le 15 octobre 2015.

Gerhard Rohde, ancien redacteur en chef du journal « nmz » nous a quitté le 25 février 2015

Le critique et rédacteur en chef du journal « nmz » Gerhard Rohde est décédé le 25 février, à l’âge de 83 ans, suite à des problèmes de santé. Cette personnalité très respectée par la critique allemande s’est distinguée par ses présences régulières dans tous les festivals et lieux de création de musique européens.

Gerhard Rohde, né à Kiel en 1931, a commencé sa carrière en écrivant pour le journal « „Neue Zürcher Zeitung“ dès 1963, il est devenu ensuite rédacteur musical du „Hannoverschen Rundschau“ en 1964, puis à partir de 1967 pour le „Frankfurter Allgemeinen Zeitung“. Il travaillait depuis 1968 pour le journal „neue musikzeitung (nmz)“ dont il fut le rédacteur en chef jusqu’en 2007.

Gerhard Rohde, connu pour son franc-parler, n’a jamais tenu secrètes ses convictions en matière de politique culturelle notemment lors de sa prise de position quant à la liquidation imminente de l’orchestre SWR de Freiburg/Baden-Baden.

Il s’était vu décerner récemment le prix du journalisme « Happy New Ears » par la fondation Hans und Gertrud Zender à l’académie des beaux-arts de Munich.

Eleonore Büning s’est exprimée ainsi dans le FAZ : «  Pour la rédaction de ce journal, la perte Gerhard Rohde revient à être privée de l’un de ses piliers fondateur.»

« Le Stéréoscope des Solitaires » Parcours sonore d‘après Juan Rodolfo Wilcock

Le prochain projet soutenu par Impuls, « Le stéréoscope des solitaires », qui se base sur l’œuvre de Juan Rodolfo Wilcock, « Le stéréoscope des solitaires » aura lieu les 18 et 19 février prochain. Il sera interprété par le KNM Berlin avec des étudiants de la Comédie de Reims à l’occasion du festival Reims Scènes d’Europe.

Paru en 1972, cette œuvre invite le lecteur dans un monde labyrinthique digne de Jérôme Bosch. Ce recueil de soixante-six nouvelles foisonne d’idées absurdes, surgies d’une fantaisie virtuose et retorse. Soixante-dix personnages solitaires habitent ce monde étrange : il y a ce couple qui décide de ne plus quitter son lit et finit par s’entre-dévorer, ce centaure famélique qui peint des natures mortes, ou encore, cette sirène, qui, au lieu d’habiter une jolie grotte du littoral méditerranéen, vit parmi les ordures, au bord d’un fleuve nauséabond.

Pour accueillir cet univers fantastique, Ingrid von Wantoch Rekowski, Ana Maria Rodriguez et Fred Pommerehn ont créé dans le Manège de Reims un parcours labyrinthique. À la fois espace muséal et sonore, le public est invité pénétrer et y découvrir les traces laissées par les personnages. Des couloirs tortueux conduisent à de riches vitrines et cabinets donnant à découvrir l’univers de Wilcock. En même temps, ces couloirs sont hantés de figures bien réelles, faisant leur apparition au fil de la soirée.

L’Instant Donné et les Neue Vocalsolisten au festival « Eclat » de Stuttgart, les 7 et 8 février prochain

Le premier projet de l’année soutenu par Impuls aura lieu les 7 et 8 février prochain au festival « Eclat » de Stuttgart. Ce projet donne suite à une première rencontre de l’ensemble Instant Donné et des Neue Vocalsolisten, qui s’est déroulée en novembre 2013 à Stuttgart.

Cette fois, sous la baguette de Manuel Nawri, les ensembles créeront le 7 février, la pièce « Fog », du compositeur allemand, Johannes Borowski ainsi que « Ceux à qui », dernière œuvre du compositeur basque, vivant à Paris, Ramon Lazkano, le 8 février.

La nouvelle œuvre de Lazkano prend racine dans la poésie d‘Edmond Jabès.
« La langue de Jabès, faite de récurrence, d’élision, d’itération et de concision, enferme une musique poétique, dont la projection sonore devait être à la fois légère et extrême, aussi explicite que translucide » écrit-il. Pour le compositeur, l’enjeu est de transcender le sens des mots en les « cachant derrière le mur de la sonorité qu’ils suscitent ». Il envisage son œuvre comme un passage d’un point à un autre: de « la voix du poète, celle de la main et du livre, vers le « nous », puis vers le « eux ».» Dans « Ceux à qui », où six voix plurielles s’essaient au dialogue et à l’exclamation, le texte se dissout en parallèle au son de sa musique. Les instruments, supports au départ de l’action vocale, s’enlisent, entraînés par le bégaiement et l’effondrement du texte.

« Fog », de Johannes Borowski, qui a remporté le Prix Coupleux-Lassalle (fondation qui décerne chaque année un prix pour la création musicale dans le domaine de la voix) associe non pas deux mais trois groupes musicaux distincts : les voix des Neue Vocalsolisten, les cordes de L’Instant Donné et les deux pianos du duo GrauSchumacher, le tout toujours dirigé par Manuel Nawri. Cette nouvelle œuvre trouve naissance autour de l’idée du dialogue. Le dialogue n’est ici pas envisagé d’un point de vue philosophique ou symbolique et ne pourrait être pensé comme étant la clef dramaturgique de l’œuvre. Bien au contraire, il est ici présent dans sa forme propre et prosaïque : un échange entre deux identités avec ses pauses, son cheminement parfois illogique, ses répétitions, etc. Il s’agit véritablement d’appréhender le dialogue sous son aspect purement musical et d’en révéler/exploiter les qualités. Les textes en anglais de « Fog » ont été élaborés avec la réalisatrice Maryna Vroda (Palme d’Or du court métrage à Cannes en 2011)

 

Photo @ Suzanne Brun

5ème salon de la série de dialogues franco-allemands « Avons-nous la même oreille ? À la découverte de la musique en France et en Allemagne »

Le 21 janvier prochain, à 19h, aura lieu le cinquième « salon » de notre série de dialogues franco-allemands « Avons-nous la même oreille ? À la découverte de la musique en France et en Allemagne » en présence de l’Ensemble KNM Berlin.

Celui-ci se consacrera au thème: « 2013 – 2050: Nouveaux débats et vieux clichés »

Quelles sont les actualités et les perspectives pour la musique contemporaine en France et en Allemagne ? Comment travaillent les nouvelles générations de compositeurs des deux côtés du Rhin ? S’intéressent-ils aux mêmes tendances et aux mêmes courants ? Sur quelles traditions se basent-ils ? De qui ou de quoi veulent-ils se démarquer ?

Les changements récents apportés par Internet et les nouvelles habitudes d’écoute de musique poussent les acteurs de la musique contemporaine en Allemagne à avoir une exigence d’évolution constante. La « musique nouvelle » se serait épuisée, et les compositeurs développent de nouveaux concepts tels que le « Gehaltsästhetische Wende », la « Diesseitigkeit », ou le « Neuer Konzeptualismus ». L’Allemagne serait donc à la recherche de son histoire après la « musique nouvelle ». La France  de son côté, se prépare à la mort de Boulez et se demande qui sera le « nouveau Boulez ». Cela passera sans doute par la mise au placard de ce que représentait Boulez, c’est-à-dire, par le retour à la musique tonale et aux mélodies chantables pour (et non contre) le public, une sorte d’anti-Boulez.

Pourquoi les jeunes compositeurs des deux pays ont alors autant de mal à être joué et accepté dans l’autre pays ? Dans quelles mesures les débats actuels se différencient ou se ressemblent des deux côtés du Rhin ?

Pour répondre à ces questions, le salon accueillera deux compositeurs et professeurs de composition : le compositeur français Jean-Luc Hervé et le compositeur allemand Manos Tsangaris ainsi que le spécialiste de l’histoire de la musique dans les deux pays, Martin Kaltenecker.

 

Modération: Uli Aumüller

Avec: Manos Tsangaris (Hochschule für Musik Dresden/Münchener Biennale), Jean-Luc Hervé (Compositeur) etMartin Kaltenecker (Université Paris VII.

 

Horia DumitracheTheo Nabicht et Kirsten Maria Pientka, du KNM Berlin, interpréteront: „Metal“ de Bruno Mantovani – pour clarinette et clarinette basse, „Decombré“ de Raphael Cendo – pour clarinette contrebasse et électronique et „schöner leben 5 (« Nix verstehen ist besser als gar nichts“ – M.K.) de Martin Schüttler – pour viole préparée et hauts parleurs.

Dispositif électroacoustique : Andre Bartetzki